ForumOr - Sujet n°399
Sujet n°399 -
Déclaration d'orpaillage de loisir refusé...
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par Paco4229 le 02/03/2013 @ 21:16
Salut à tous,
Voila une bien mauvaise nouvelle ; décidé à agir en bon
citoyen et à me mettre en règle envers la législation, j’ai envoyé une
déclaration pour signalé ma pratique occasionnelle d’orpaillage de loisir auprès
de la DDE du Finistère.
Le service «eau » de cette dernière m’ont répondu
négativement car il s’agit d’une activité qui ne respecte pas les milieux aquatique.
Et qui tend à détruire les frayères et zone d’alimentation
et de croissance de la faune piscicole.
Mise en garde car l’activité est régit donc par le code de l’environnement
article L432-3 avec ses 20000€ d’amende à la clé…
Et donc que cette pratique ne peut être envisageable sur les
cours d’eau de 1ère catégorie (peut être plus facilement sur la
seconde alors ?)
Voili voilou très déçu par ce courrier si j’avais su…
Bref est ce que beaucoup d’entre vous font cette démarche ? Y a-t-il
des personnes qui ont reçu ce type de réponse ? Pensez vous que je puisse
faire une autre demande pour les quelques cours de seconde catégorie ? Où
encore de pratiquer en dehors du lit des rivières ?
Merci d’avance pour vos témoignages !
Réponse n° 1
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par yvan le 04/03/2013 @ 09:04
Salut
Il fallait s'y attendre, les lois de protection des frayères, des zones de croissance et d'alimentation de la faune piscicole vont en ce sens et ne concernent pas que l'orpaillage, rouler à moto ou en 4x4 dans le lit d'un cours d'eau peut coûter très cher.
Il reste la seconde catégorie piscicole et les ruisseaux non classés "halieutiques", dans le 66 par exemple les ruisseaux des Aspres et le Réart, à sec presque tout le temps ne sont pas considérés comme zone piscicoles et n'apparaissent pas sur la carte halieutique.
Dans le Gard, à la fermeture de l'orpaillage, de novembre à mai, il ne faut pas se faire attraper avec pelle et batée, mais avec un simple hublot, un crochet et une pissette on se fait moins remarquer, on peut toujours raconter que l'on cherche des vers de vase...
Le fait de demander des autorisations dans des départements qui ne l'exigent pas peut entraîner ce genre de refus et on peut même s'attendre à la mise en place d'interdictions là où il n'y en avait pas.
De toute façon il faut respecter les lois sur l’environnement, orpailleur ou pas avec autorisation ou pas.
Réponse n° 2
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par marc29 le 04/03/2013 @ 12:44
C'est un fâcheux précédent! Tu es tombé sur un fonctionnaire intégriste et zélé qui ne connait probablement pas grand choses à la réalité de l'orpaillage en Bretagne.
Il est certain qu'il vaut mieux s'abstenir de faire toute demande à ce genre d'individu.
Sur le terrain il y a néanmoins des règles de bon sens à respecter. Éviter de creuser en lit vif en période de reproduction des salmonidés (novembre à janvier), éviter aussi la période de l'ouverture de la pêche, reboucher ses trous. Une bonne technique consiste à laver dans une mare plutôt que dans la rivière, c'est aussi beaucoup plus discret.
Les gardes pêche que j'ai pu rencontrer sont beaucoup plus compréhensifs du moins pour l'instant.
Kénavo,
Marc.
Réponse n° 3
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par Jimmy09 le 05/03/2013 @ 01:14
Pour la mise en place des stages d'orpaillage sur l'Ariège, je me suis mis en relation avec la fédération de pêche de l'Ariège qui travaille en étroite collaboration avec natura 2000.
Nous avons la chance de pouvoir pratiquer encore notre loisir sur notre département donc il est important de travailler en toute intelligence et justement devenir aussi un acteur sur la préservation de nos rivières.
Suite à cet entretien, nous avons convenue que les stages pourront être mis en place après le 15 avril afin de respecter les frayère jusqu’à maturité.
Le but et d'éviter de marcher tous simplement sur les lieu de ponte qui ce trouve a quelque centimètre sous les alluvions.
Réponse n° 4
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par matteor le 06/03/2013 @ 01:17
ah ah ah ils ont rien d'autre à faire à la DDE ? Franchement l'orpaillage (sans faire le cochon) n'est qu'une gène occasionnelle de la nature ce n'est pas une des causes de sa destruction
! Ils ont oublier que si on ne pratique pas l'industrie et la pollution on fait partie de la nature ? Faudrait pas que les gens ait des loisirs surtout
! Je suis amer, j'ai même pas fait ma première saison que déjà sa ma l'air mal barré. Je voulais faire comme toi mais j'hésite franchement. Pour la Bretagne je ferai surement pas de demande quand j'y passerais. Sinon savez-vous comment ça se passe en Auvergne (à part dans "le parc naturel régional", ils vont me dire non c'est sûr) et en Lozère ?
Sont-ils informés des autorisations ?
Réponse n° 5
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par rives_3 le 06/03/2013 @ 10:39
Je crois qu'il faut savoir raison garder, Matteor.
Marc donne de très bonnes pistes pour orpailler dans de bonnes conditions : une mare isolée du cours d'eau, des trous qu'on rebouche soigneusement, un matériel discret... Et surtout, surveiller les bonnes périodes en dehors de la saison de reproduction des poissons.
Je suis d'accord avec l'essentiel de ce que tu dis. La pollution invisible est bien plus néfaste que notre activité... enfin, ça dépend dans quel secteur. Il y a des endroits où les orpailleurs sont vraiment trop présents... Mais même une crue du Gard fait plus de dégâts que nous tous réunis sur 100 ans...
Enfin, on est pas là pour contester la loi en vigueur pour la protection de l'environnement aquatique. Nous devons trouver un moyen de cohabiter intelligemment. Le mieux est de se rapprocher des association de pêche, habilitées à la préservation de ce milieu. Les autorisations ne sont bonnes que pour les grands départements avec de l'or dans leurs cours d'eau comme le Gard et l'Ariège.
Eric
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